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À propos de HORS DE MOI
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À propos de HORS DE MOI

N’ai-je pas facilement accepté de me laisser enfermer dans ce rôle de patiente ? N’est-ce pas confortable de remettre mon sort entre les mains des autres ? De me voir dicter, dans une passivité facile, les principes de mon existence ? De penser ma vie comme une notice pharmaceutique, de suivre certaines prescriptions comme des règles morales ? D’entrer en maladie comme on entre en religion ?

Hors de moi, Claire Marin

©Candice-Nechitch

NOTE DE MISE EN SCÈNE
La rencontre avec Hors de Moi et Claire Marin a constitué une immersion dans un univers qui m’était inconnu. Celui de la maladie, de l’hôpital, des traitements, d’une forme de fatalité, de la vie tracée par une contrainte, celle d’un corps qu’on appréhende comme dysfonctionnel. Les échos furent très nombreux quant à l’existence que nous menons : le destin, les contraintes, l’espace de liberté qu’on se constitue ou que la société nous attribue de facto, le rapport au corps sous ses multiples spécificités, l’émotion à fleur de peau, une existence qui nous questionne. Les sujets sont profonds, existentiels, et particulièrement intimes. La plongée dans ces lignes nous a mené vers une exploration d’un univers à la frontière entre réalité et onirisme, forme d’expression universelle et soulagement des douleurs. Entre une salle d’opération, un scanner assourdissant, un bureau du médecin comme il en existe tant, et un petit appartement parisien, tout est ramené à la simplicité d’un espace clos, où corps, conscience, illusions et peurs s’entrechoquent sans rien cacher.
Simon Gagnage


©Marie-Larzen

NOTE D’ÉCRITURE
Lire Hors de moi a été une expérience bouleversante. Claire Marin a réussi à mettre des mots sur des émotions que j’ai ressenties, sans vraiment parvenir à les exprimer. Ni aux autres, ni à moi-même. La lucidité du regard qu’elle porte sur la maladie chronique m’a aidée à en percevoir toute la complexité. Très vite, j’ai eu envie de partager mes découvertes et mes questionnements avec d’autres, à travers une adaptation théâtrale. C’est aussi un défi de comédienne que je me lançais : comment incarner ces mots si puissants pour qu’ils touchent le public autant qu’ils m’avaient touchée ? Loin du vocabulaire martial habituellement mobilisé pour parler de la maladie, Claire emploie la métaphore de l’amant possessif. Ça a été pour moi un vrai déclic. Pourquoi se battre contre une maladie qu’on ne sait de toute façon pas guérir ? Il faut apprendre à vivre avec. Nous sommes plus de 20 millions, en France, à devoir apprendre à vivre avec. Mais comment vivre avec la maladie sans lui céder toute la place, dans sa tête et dans son corps ?
Marie Astier

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Maintenant, il faut continuer à vivre.

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