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À propos de NYX – RÉCITAL (I)
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À propos de NYX – RÉCITAL (I)

L’INTENTION


D’abord, c’est un choc. À la lecture des correspondances intimes de ces femmes. Le fil entre voyeurisme et fascination est ténu et fragile. Puisque jamais nous n’aurions dû avoir accès à ces écrits. Et pourtant… De cette fascination est né ce besoin de les apprendre, de les sentir dans tout ce qu’elles nous ont laissé. Enfin, c’est un lien intime, d’amour et de reconnaissance. De résonance dans le corps et le coeur, avec pudeur. Des années ont passé, elles étaient toujours là, puissantes, rassurantes, inspirantes. Il a été temps de les donner à voir et à entendre, de leur donner corps et voix. C’est un effacement de soi, heureux et plein, pour elles. 


LA MISE EN SCÈNE

NYX questionne la réunion de plusieurs horizons. Visuels, sonores, vivants et intérieurs. Faire place forte à ces artistes, ces femmes. C’est tordre les gammes, abattre les murs, brutaliser le plateau jusqu’à effacer ses éléments factices, pour toucher l’intime. La musique et ses battements empruntent la pulsation de leurs mains d’écriture. Puis consentir à l’abandon. À leur rythme. Laisser leurs grands mystères avaler les nôtres. Et ceux, plus petits, du théâtre.
La solitude, l’enfermement, la colère, la sensualité, leurs plumes nerveuses, jusqu’au lyrisme, pour triompher de l’oppression du monde et des hommes. Comme autant d’éléments d’une symphonie qu’il faut tisser sur scène. Par le corps, par la voix, la musique et la lumière. Et que chaque note prenne le sel de leurs noms, et l’espace, l’ombre de leurs mots. 

AU PLATEAU
Une simple liseuse au pupitre, comme au chevet d’écriture, pour recréer d’abord le refuge, repaire familier. Puis la lumière, par projections latérales, déborde bientôt du cadre et révèle les visages. Elle suit le récit des lettres, ne se contente pas d’illustrer : elle donne à voir ce qui est tu. Elle recompose les morceaux de secrets rompus : nous ne sommes pas les destinataires de ces lettres. Le plateau est brut, tout est dévoilé. Projecteurs sur pieds, instruments, partitions, textes, pédalier… Afin de glisser dans chacune des lettres, et tenter de ne rien imposer. Comme si l’acte d’écriture lui-même était déjà plongé dans un paysage sonore intime, la musique n’est pas annexée à chaque lettre mais analogue, presque symétrique. Changer d’instrument, sculpter par la lumière et les éléments scénographiques à vue , c ’est fragmenter les images, les mémoires, comme le geste 

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