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À propos de Nobody’s Perfect
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À propos de Nobody’s Perfect

©Valentin Morel 

Nobody’s perfect est un spectacle où je me livre au jeu du récit mémoriel autour d’un événement autobiographique, la mort de mon père. J’aime beaucoup cette phrase de Delphine Horvilleur : « Le propre de la mort est qu’elle ne se raconte pas, ce qu’on peut raconter, c’est la vie ». Nobody’s perfect est une forêt de souvenirs qui se juxtaposent les uns aux autres sur le mode presque naïf et ludique des comptines d’enfance Marabout – bout de ficelle. D’autres figures ou événement, légendaires ou historiques (Marilyn Monroe, Iphigénie, l’évocation du 11 septembre 2001) sont également convoqués sur le plateau. Ce qui créé un mouvement permanent d’allers et retours entre mémoire intime et mémoire collective. L’apport de la musique live sur le plateau vient nourrir la dramaturgie de l’émotion que nous recherchons et qui pourrait être le fil conducteur du spectacle. Le tressage de ces deux matériaux est le ciment de notre co-écriture avec Philippe Bégin ou comment ces deux formes se complètent, se répondent et s’opposent en fonction de ce que nous choisissons de raconter. Aude Léger – Autrice 

La rivière sans retour
La chambre 122
A mon père le coeur lourd
Venir faire mes adieux
La vie c’est un grand tour
On passe des larmes aux jours
Heureux 

L’écriture scénique du spectacle est le fruit d’une conversation au plateau entre les musiques et chansons de Philippe Bégin, la scénographie de Jane Joyet, les improvisations à partir des matériaux textuels de Aude, ce à quoi il a fallu renoncer, ce qu’il a fallu réécrire. L’ensemble de ces éléments se travaillant avec les corps et les voix de Aude et Philippe. Ils prennent en charge ensemble la narration, parlent ou chantent au nom d’un même « je » (la Aude fictionnelle qui devient toutes les figures de son récit), qu’il s’agisse d’un riff de guitare, d’un refrain à deux voix ou d’un monologue. Avant même d’être certaine que Nobody’s perfect deviendrait un spectacle, Aude commençait à écrire avec la citation d’Agnès Varda en tête qui pense qu’en « ouvrant les gens on y trouverait des paysages. ». Quelques jours avant de commencer à répéter, je suis tombé sur celle de Jim Harrisson, «Les paysages absorbent tous les chagrins», qui me semble un contrepoint parfait. Les paysages absorbent nos chagrins et les récits des autres nous consolent de nous-même. Pascal Reverte – Metteur en scène 

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