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À propos de MA VIE DE TÉNOR
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À propos de MA VIE DE TÉNOR

C’est à la suite d’un travail de direction d’acteur sur le Croustilleux La Fontaine que Jean-François m’a proposé de faire la mise en scène d’un texte de Berlioz tiré de ses « Soirées d’orchestre ».
Ce texte de Berlioz, nous l’avons adapté et mis à la première personne afin de permettre à Jean-François de l’incarner et de nous le raconter.
La mise en scène de cette vie racontée et chantée par Jean-François consistera, non pas à ridiculiser la vie et la carrière d’un homme (le texte assurera suffisamment cette fonction), mais à en montrer l’humanité dans ce qu’elle a de pathétique mais aussi de sublime. Le personnage qu’il incarne pourra donc tour à tour faire rire mais aussi émouvoir. Sur scène, il sera aux côtés d’un pianiste Romain Vaille qui, tel Igor Wagner dans les « Bijoux de la Castafiore », habillé d’un frac usé, l’accompagnera. Le pianiste fera triste mine à côté du ténor habillé d’une, voire de plusieurs tenues extravagantes.

Autant le décor se réduira au strict minimum, un piano à queue, un fauteuil, quelques accessoires, autant les costumes et la lumière mériteront une attention toute particulière. Les costumes personnifieront chaque étape du personnage. La lumière quant à elle, devra permettre d’indiquer et d’amplifier les mouvements de l’acteur-chanteur et donnera sens au spectacle. Selon les humeurs du personnage, selon la période de sa vie, selon les airs chantés, la lumière sera douce ou dure, chaude ou glacée, pleine ou discrète.
Ce spectacle pourra être accueilli par tous les publics curieux de découvrir ce personnage du ténor et d’écouter des airs aussi beaux que variés de son registre. Ce spectacle se veut aussi une réflexion sur l’art et le spectacle, sur le chant et sur les attentes d’un public toujours plus avide de sensationnel, sur les rapports entre un artiste et son art, à ses risques et périls.


Note du metteur en scène
Olivier Broche

EXTRAIT
On ne rit plus de mes talons.
Ce n’est pourtant que le prélude des émotions que je vais exciter avant la fin de la soirée. On a admiré dans ce passage la sensibilité et la méthode unies à un organe d’une douceur enchanteresse; restent à connaître les accents dramatiques, les cris de la passion.
Un extrait
se présente, où audacieux, je lance à voix de poitrine, en accentuant chaque syllabe, plusieurs notes aiguës, avec une force de vibration, une expression de douleur déchirante et une beauté de sons dont rien jusqu’alors n’avait donné une idée.

Dessin de Didier Tronchet
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