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À propos des sélectionnés COURT MAIS PAS VITE
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À propos des sélectionnés COURT MAIS PAS VITE

Choisir d’acter la renaissance de nos Nouveaux Déchargeurs le 18 septembre prochain avec la cinquième édition du festival Court mais pas vite est un choix fort, engagé et éminemment joyeux. La jeune création est brûlante et politique, à l’image de nos ambitions pour cette nouvelle saison à venir à vos côtés. Nous avons choisi six projets parmi plus de 112 dossiers reçus, ils portent chacun des choix artistiques forts, des écritures singulières et seront à ne pas s’y tromper les artistes au coeur du paysage théâtral de demain. Nous vous attendons nombreux pour cette réouverture et sommes heureux de pouvoir poursuivre notre engagement débuté en 2017 pour l’accompagnement et la professionnalisation de ces artistes qui ont tant à faire résonner. Nous sommes plus que jamais désireux de mettre en lumière les premiers gestes artistiques d’une jeunesse libre, pertinente, impétueuse et insouciante tout en lui offrant une aire de liberté où recommencer est possible.

  1. La folle allure
  2. Le voyage d’Alice en Suisse
  3. On ne peut pas mourir de solitude et c’est affreusement tragique
  4. Rogatons, drame sanglant
  5. Sur vos fronts brûlants
  6. Jacques

LA FOLLE ALLURE

La Folle allure nous raconte l’enfance en tant qu’état. Lucie est une fugueuse qui choisit d’incarner son désir à chaque instant, avec fougue et radicalité. Elle n’a pas d’âge, pas de maison. Elle ouvre sa boîte à souvenirs et nous entraîne dans une succession de tableaux poétiques et musicaux. Peut-être qu’elle se remémore, peut-être qu’elle invente. Une façon de ne pas mourir.


À PROPOS DU SPECTACLE, par Suzie BARET-FABRY

« Mener double vie dans nos vies », voilà une phrase qui résonne étrangement à l’heure où tout nous pousse sans cesse à faire, produire, être actif. Pourtant, La Folle allure m’est apparue comme une précieuse boîte à musique que l’on ouvre pour s’extraire un temps du monde qui nous entoure.

Un temps de contemplation, de dialogue entre récit et musique. Un temps pour faire de la banalité quelque chose d’extraordinaire, pour retrouver ce petit quelque chose de l’enfance, jouer avec nos souvenirs et se laisser emporter par le chant d’un oiseau moqueur et d’une poupée violoncelliste.

Anna Idiatte (musicienne) et Guillaume Itier (musicien)


À PROPOS DE LA COMPAGNIE

La Cie est implantée en Lorraine et travaille entre théâtre et concert au travers de formes esthétiques, poétiques et oniriques. Nous questionnons notre environnement en faisant dialoguer des tableaux du quotidien avec un imaginaire toujours plus vaste que la réalité : nos désirs et pulsions réfrénées, nos peurs, nos fantasmes. Il s’agit de créer du dissensus, déplacer le réel pour voir plus large, ouvrir nos sens et notre perception.


LE VOYAGE D’ALICE EN SUISSE


©Mathilde Weil

Alice s’apprête à partir pour la Suisse pour y mourir. Euthanasiste controversé, Gustav Strom a accepté d’assister Alice dans sa volonté réitérée de trouver la mort. La pièce est rythmée par séquences rapides qui alternent entre le désarroi de Lotte, une proche d’Alice, et les controverses médicales qui poussent le docteur Strom toujours plus loin dans son obsession de la mort.
Lukas Bärfuss nous met face au désir de la mort : Quel trouble crée en nous la décision d’Alice ? La volonté d’en finir est-elle naturelle, raisonnable, digne ? À quel moment se résout-on à en finir ? Quels sont les enjeux politiques du droit à se donner la mort ? Est ce qu’on peut regretter ? Ne plus vouloir ?


À PROPOS DU SPECTACLE

Nous avons réalisé la traduction ensemble à partir du Voyage d’Alice en Suisse aux éditions de l’Arche et de la version originale en allemand aux éditions Wallstein Verlag.
Pour nous, l’élaboration du sens des répliques et des situations passe par un travail de traduction précise, qui permet aux acteurs de s’approprier le texte et de mettre à jour une dramaturgie commune.


ON NE PEUT PAS MOURIR DE SOLITUDE ET C’EST AFFREUSEMENT TRAGIQUE


Une jeune impératrice despotique met à mort une partie des habitants de son territoire. Arrachée à son palais, elle éprouve sa captivité au milieu d’un désert, restreinte par un taiseux capitaine. Le lien violent qu’ils conçoivent affectera le mouvement de trois musiciens amoureux, d’un danseur et de son chorégraphe. La violence et l’amour qui les lient vont bouleverser l’équilibre transgénérationnel, et 3000 ans plus tard…


À PROPOS DU PROJET

Le projet est une mise en scène en deux temps, deux pièces distinctes d’époque, de costume et de langage, séparées de 3000 ans. L’une influence l’autre, perpétuellement.
Il s’agit de concevoir deux pièces en une dans un lieu similaire : une falaise et son contre-bas.
Les liens entre ces deux époques sont marqués d’une violence perpétuellement ancrée dans nos territoires intérieurs, avec laquelle on tente de naviguer.
Le prisme de la transgénération est élargi à une mémoire cellulaire potentielle et fictive qui influerait nos mouvements, nos rêves, notre rapport au temps, aux génocides, au manque d’amour.


À PROPOS DE LA COMPAGNIE

Créée il y a un an, la compagnie LES CAPTIFS est jeune et cherche : hybridité des pratiques, inclusivité des genres et des origines, des langues et des générations.

Une première création montée de septembre à novembre dernier au théâtre de Nanterre-Amandiers, TUNKUSKA2029, est restée immobile, sa présentation de sortie de résidence ayant dû être annulée suite à la fermeture des lieux de théâtre.

En mars, une première performance vidéogrammée voit le jour, elle s’appelle TERRE, terre, et est actuellement en post-production.

Afin de poursuivre un travail de recherche sur la notion de territoires, de manque et de liberté, les captifs entament un nouveau travail avec la pièce ON NE PEUT PAS MOURIR DE SOLITUDE ET C’EST AFFREUSEMENT TRAGIQUE, agrandissant encore son clan.



ROGATONS, DRAME SANGLANT


Bienvenue dans l’intérieur douillet de l’illustre Marie-Viande, comtesse anthropophage recluse dans sa demeure depuis on ne sait. Assistée par Polype, excroissance hybride qui la sert et l’aide à accoucher de ses nombreux avortons, Marie-Viande dévore ses enfants avec délectation pour combler le vide qui la ronge. Seulement voilà : il n’est pas sain d’ingérer à l’infini ce qui sort de soi ; aussi se met-elle en quête d’une personne consentante à dévorer en grandes pompes.


À PROPOS DU PROJET

C’est une croisée entre conte cruel, fait divers et farce rabelaisienne qui a donné naissance à ROGATONS, DRAME SANGLANT. À travers ces personnages, nous avons voulu créer des figures baroques et burlesques de ce que nous pourrions être si nous laissions libre-cours à nos névroses profondes, avec tout ce qu’elles contiennent de drôle, de terrible et de sublime. Marie-Viande, Polype et Jean-Melon, avant d’être tordus, souffrent de manques en tous genres : des trous béants qui aspirent tout. C’est de leur monstruosité dont nous nous jouons avec délice.


L’équipe de Rogatons, drame sanglant : Bruno Torralba (scénographie), Marine Guez (assistante mise en scène), Marion Astorg (Jeu), Mathilde Courcol-Rozès (texte, mise en scène), Paolo Malassis (Jeu), Rémi Fransot (Jeu)

Voir aussi

À PROPOS DE LA COMPAGNIE

PIRE ENCORE est une compagnie fraîchement sortie des limbes pour mettre au jours nos projets fous. Née de notre rencontre au sein du Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris, elle construit peu à peu ses aspirations artistiques à travers sa première création, ROGATONS, DRAME SANGLANT.


SUR VOS FRONTS BRÛLANTS


Au beau milieu de la nuit, quatre animateurs en séjour adapté doivent préparer, pour leurs vacanciers, un spectacle de magie qui doit se dérouler le lendemain. L’orage et la fatigue qui les écrasent mettent le projet en danger, mais il faut à tout prix le mener jusqu’au bout, sans quoi tous leurs efforts, leurs larmes et leur sang auront été versés en vain.


À PROPOS DU PROJET

Le point de départ est un séjour adapté (avec des personnes en situation de handicap mental) que j’anime pendant l’été 2020 dans un internat, perdu dans la Drôme, durant lesquelles on travaille de 7h à 2h du matin tous les jours, sans compter les surprises nocturnes, alarmes incendie déclenchées, crises de tous types, etc.
C’est une fiction avec des trous, dedans, bien sûr.
Elle n’est pas étanche, elle déborde obligatoirement sur le temps précis où elle se jouera devant des spectateurs. Parfois les personnages sortent de cette fiction, sans trop faire exprès. Ils ne sont pas omniscients, mais ils ont le soupçon de faire partie d’une chose écrite, qui se déroule pour eux, sous des projecteurs, devant un public. Mais ça ne fragilise pas du tout la fiction. Je pense que ça la renforce.
Romain Gy, auteur et metteur en scène


LES INTERPRÈTES DE SUR VOS FRONTS BRÛLANTS

Hinda ABDELAOUI, Maxime THEBAULT, Olga ABOLINA, Aymen BOUCHOU


JACQUES


« La décadence est un mouvement très lent, trés beau, il peut s’agir d’une forme de suicide dans la beauté, une beauté tragique. » Jacques de Bascher
Un soir de 1984, Diana Ross en fond, Jacques De Bascher est à la croisée de sa vie. Le sida lui tombe dessus et Paris lui tourne le dos. Dans son appartement réconfortant il va tirer un bilan prématuré sur ses petites réussites mondaines et ses grandes défaites personnelles.


À PROPOS DU PROJET

« Jacques » c’est le destin presque inconnu d’un compagnon de l’ombre, celui de Karl Lagerfeld. Cette pièce tend la main au spectateur pour la suivre dans une plongée au cœur de la folie des années 70-80, dans les coulisses de la mode au travers du regard esseulé de Jacques de Bascher. C’est aussi flamboyant que tragique, aussi classique que disco. C’est un homme qu’on a aimé puis détesté, il a passé sa vie au milieu des dance floor de Paris, mais au travers de cette pièce c’est seul qu’il devra se livrer. C’est le portrait d’un homme triste de n’avoir pas été plus que lui-même. C’est une capsule temporelle à mi-chemin entre Dorian Gray, Gatsby et Diana Ross.
Gabriel Marc

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