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À propos de CROUSTILLEUX LA FONTAINE
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À propos de CROUSTILLEUX LA FONTAINE

#laFontainea400ans

La cigale et la fourmi
Le lièvre et la tortue
Le corbeau et le renard… 
Qui ne connait pas ces fameuses fables ? Qui n’a pas en tête que, décidément, la fourmi n’est pas prêteuse, le corbeau un peu vaniteux et le lièvre bien sûr de lui… 
On connait moins ses contes. Ceux-là même qui firent pourtant son succès, puisque ce sont les premières œuvres qu’il édita, quelques années avant les fables avec un grand succès. 
On trouve déjà la sublime langue d’un de nos plus grands auteurs. Ce ton léger, coquin, badin de nos premiers émois poétiques, mais on a rasé les poils et mis la chair à nu. Pas d’animaux, mais des jeunes filles naïves, des curés libidineux et des situations on ne peut plus cocasses. Des contes que l’on écoute l’oreille collée au trou de la serrure, loin des souvenirs de notre enfance. 
C’est à cet autre univers que nous vous invitons: Un regard tout en musique et en chansons grâce aux compositions d’Antoine Sahler sous l’œil on ne peut plus malicieux de la chanteuse Juliette.

Jean-François Novelli

Jubilatoire et émouvant.

LE figaro magazine

EXTRAIT
Lise n’était qu’un misérable oison
Coudre et filer c’était son horizon…
Cent fois le jour sa mère lui disait :
Va-t-en chercher de l’esprit malheureuse…
Mon Révérend la jette sur un lit,
Veut la baiser ; la pauvrette recule
Un peu la tête ; et l’innocente dit :
Quoi c’est ainsi qu’on donne de l’esprit ?

A PROPOS DE LA MUSIQUE
Le travail de composition a été guidé par la constante préoccupation de rendre parfaitement intelligibles les textes de La Fontaine. Je savais que le talent vocal de Jean-François ne ferait jamais défaut, et que son inventivité dans l’interprétation permettrait de rendre ces histoires vivantes, drôles, étonnantes. Mais la musique, jamais, ne devait « noyer » la narration – bien au contraire, elle devait tenter de rendre plus évidente la langue parfois obscure de ces contes. J’ai donc eu davantage l’impression d’écrire des musiques de petits courts métrages que des mélodies de chansons. Mais la gageure était de donner à chacune de ces pièces une forme courte, efficace, et récurrente, comme peut l’être justement une chanson. Ce fut un travail joyeux, très enrichissant, qui n’attend maintenant plus que la scène pour s’exprimer pleinement ! Antoine Sahler

Voir aussi

Situations burlesques mises en scène avec une imagination débordante. Irrésistible.

télérama

NOTE DE LA MISE EN SCÈNE
« Je veux faire la mise en scène !!! »
Si j’ai insisté auprès de Jean-François Novelli et Antoine Sahler, pour «  en être », c’est que dès le premier abord ce spectacle, cette idée de spectacle m’a littéralement émoustillée ! Car il faut bien le dire, voilà tout ce que j’aime :
Du texte, (et pas des moindres, hein !) La haute tenue littéraire du XVIIème siècle dans toute sa splendeur au service d’un propos on-ne-peut-plus léger ! La syntaxe précieuse, le vocabulaire précis, tout ça pour raconter des histoires de nonnes affriolantes et de pâté d’anguilles, c’est la classe !
De la musique pour en faire de vraies chansons. Antoine a ce talent si délicieux et si rare pour faire des mélodies « qui restent » ! On se surprendra à fredonner les airs évidents qui habillent ces concerts licencieux, j’en mets ma main au feu ! Et c’est aussi un talent particulier que de savoir faire rire la musique : entre les anachronismes évidents, musique au mètre de films érotiques ou clin d’œil aux Demoiselles de Rochefort, les références font mouche !
Un interprète formidable, car en plus de son art consommé du chant baroque orné et virevoltant, Jean-François Novelli est un genre de démon scénique, sans limite, désinhibé et brillant d’une présence inoubliable. lI réussit également ce tour de force – c’est mon avis de chanteuse ! – de chanter comme  « un chanteur de chanson » (et un très bon !) et réserve sa virtuosité toujours élégante à quelques moments de grâce absolue ou de Franche caricature !
De la profondeur et du propos, propos qui nous concerne tous : l’amour et ses frasques, le désir, maître ô combien impérieux, et la joie, la simple joie – «  ô doux remède, remède ami ! » – qui nous attend dans les blancs oreillers des lits accueillants.
– Et last but not least, de la dérision ; de la rigolade et du pouffage de rire, car tout ceci, du début à la fin, n’est pas très sérieux ! Dire que je ne vais pas en rajouter une couche serait mentir !
Et comme nos deux larrons ne sont pas les ennemis de la gaie liberté et de la bêtise assumée, les esprits chagrins et conservateurs – qui pensent encore que « La Fontaine c’est pour les enfants ! » vont avoir des surprises !
Juliette

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