Présentation

Date(s) : du 9 Jan 2018 au 13 Jan 2018
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi
à 19h30
Durée : 1h

Un dialogue harmonique entre la parole poétique de Martine-Gabrielle Konorski et la musique de Federico Mompou. Un spectacle où la dimension sonore de la poésie résonne sur scène, portée par l’échange entre la comédienne et la pianiste. Les mots sont enveloppés dans la musique. Musique des paroles et poésie du clavier, retenue et éclats. Une liberté furieuse de paroles et de sons. Accords nous donne à entendre le silence habité.

Informations sur le lieu

Salle Vicky Messica
Les Déchargeurs / Le Pôle
3, rue des Déchargeurs
RDC Fond Cour
75001 Paris

La presse en parle

Distribution

Mise en scène :
Comédien(s) :

Production Poésiephonies en accord avec Les Déchargeurs

Le spectacle reçoit le soutien du Printemps des poètes, l'Ambassade d’Espagne en France, World Poetry Movement, Les Carnets d’Eucharis, Terres de Femmes et la librairie La Petite Lumière à Paris

Avec le soutien de :

Multimédia

Notes & extraits

MOT DE L’AUTEUR
Accords est le mot qui m’a guidée tout au long de la création de ce spectacle.

Imaginer un dialogue harmonique entre ma poésie et la musique de Federico Mompou, créer une résonance, une correspondance qui trace l’itinéraire d’un voyage entre deux univers : celui d’une poète du 21ème siècle et celui d’un compositeur du 20ème siècle. Un voyage qui invite à une déambulation entre ma poésie, qui se tisse entre le silence et le son, et la musique qui se tait, la « Musica callada » de Federico Mompou. Ce « silence habité » offre le motif principal d’Accords.

Dans le silence, d’où la parole première de la poésie est issue, paroles et sons ne font qu’un. Danser avec les mots, en équilibre sur un fil, me plait plus que tout. Entre la densité de la parole et l’intensité de la musique, dans une pulsation qui frôle parfois la syncope, c’est la complexité du monde et de l’être que j’ai tenté d’exprimer. En créant Accords, d’après mes deux derniers recueils Je te vois pâle… au loin et Une lumière s’accorde, j’ai voulu jeter des passerelles et donner à entendre et à voir l’harmonie entre mes textes et les pièces musicales de Federico Mompou, entre les sons et les silences, entre les vivants et les morts, entre mon travail et celui de la comédienne et de la pianiste, entre les cultures et finalement entre les interprètes et les spectateurs.

Je suis convaincue que la dimension sonore de la poésie est essentielle, qu’elle est même à l’origine de son existence. Je pense également que la poésie est une nourriture qui doit être partagée largement. C’est ce que je tente de faire en livrant ma poésie sur scène. Je crois enfin, plus que jamais, que face à la perte de sens qui nous menace, la poésie peut sauver le monde.
Martine-Gabrielle Konorski

EXTRAIT
Roule… Roule
Squelette démembré

Collier de chiffons
Perles de papier
Enroulées à ton cou

Roule… roule
Ton cœur, ton corps de ficelle

Sur l’herbe

EXTRAIT
Dans l’épaisseur
du regard
la lune rousse

Lune rouge

Sang
de celui resté sur la berge
là où s’écoule
le chagrin immortel
enroulé dans la pente

L’eau
du visage aboli
a quitté la rive
nous laissant dans la fièvre

Colère
des pierres
qui brûlent
le corps par l’intérieur

Enigme de solitude.