Edito

Il n'est pas de mois sans qu'une pépite nous soit révélée / Le Figaro

La Reine blanche & Les Déchargeurs réunis !

Nous sommes ravis de vous annoncer l'intégration du théâtre Les Déchargeurs et de l'ensemble de ses activités de production en lieu fixe, de production en tournée et de bureau de production au Théâtre La Reine Blanche scène des arts et des sciences ! Fondé en 1982 par Vicky Messica, Les Déchargeurs, successivement dirigé par Lee Fou Messica puis par Lee Fou Messica et Ludovic Michel, s'apprête à vivre une nouvelle étape en compagnie du théâtre La Reine blanche, de sa directrice Elisabeth Bouchaud et de son équipe. Les deux théâtres, La Reine blanche et Les Déchargeurs, conservent leur identité artistique : La Reine blanche demeure une scène des arts et des sciences, quant au théâtre Les Déchargeurs il poursuit son engagement à l’égard des écritures d’aujourd’hui et de la poésie. Ce rapprochement est pour les deux théâtres, la directrice Elisabeth Bouchaud et le directeur artistique des Déchargeurs Ludovic Michel, l'opportunité de vous offrir deux lieux dédiés au spectacle vivant ayant pour ambition de faire entendre plus fortement la voix du poète et éclairer la science par la voix théâtrale.

L'EDITO - 37 ème saison
Tenir parole. Laisser le verbe, la langue, prendre position, possession de l’espace. Qu’elle puisse faire tribune tout en laissant le silence prendre sa place. Jean-Pierre Siméon écrit : « un théâtre moderne aujourd’hui est un théâtre qui récuse le spectaculaire. La superposition des moyens expressifs, l’imagerie qui retient le spectateur dans ses effets (…) ne sont là que pour être traversés, truchements vers une intériorité que tout dans ce monde par ailleurs enjoint de fuir ».
La polyphonie de la parole, celle du poète, des laissés de côté, des oubliés, de l’enfant, de l’autre produiront, je l’espère, « un silence qui est l’espace de résonnance du sens ».
Tenir parole, c’est aussi faire preuve d’un engagement indéfectible. J’ai à cœur, cette saison encore, de vous assurer que le metteur en scène, l’interprète soient les passeurs de la parole du poète et non les serviteurs d’une performance. Je désire un théâtre qui assume son lien avec le poème et qui tend à faire du spectateur actif « un rêveur actif ». J’aspire à un théâtre qui s’affirme dans sa fonction d’espace public destiné à tous et permettant à chacun de s’accaparer la parole du poète.
Ludovic Michel