Edito

Il n'est pas de mois sans qu'une pépite nous soit révélée / Le Figaro

La Reine blanche & Les Déchargeurs réunis !

Nous sommes ravis de vous annoncer l'intégration du théâtre Les Déchargeurs et de l'ensemble de ses activités de production en lieu fixe, de production en tournée et de bureau de production au Théâtre La Reine Blanche scène des arts et des sciences ! Fondé en 1982 par Vicky Messica, Les Déchargeurs, successivement dirigé par Lee Fou Messica puis par Lee Fou Messica et Ludovic Michel, s'apprête à vivre une nouvelle étape en compagnie du théâtre La Reine blanche, de sa directrice Elisabeth Bouchaud et de son équipe. Les deux théâtres, La Reine blanche et Les Déchargeurs, conservent leur identité artistique : La Reine blanche demeure une scène des arts et des sciences, quant au théâtre Les Déchargeurs il poursuit son engagement à l’égard des écritures d’aujourd’hui et de la poésie. Ce rapprochement est pour les deux théâtres, la directrice Elisabeth Bouchaud et le directeur artistique des Déchargeurs Ludovic Michel, l'opportunité de vous offrir deux lieux dédiés au spectacle vivant ayant pour ambition de faire entendre plus fortement la voix du poète et éclairer la science par la voix théâtrale.

L'EDITO
Prendre la parole, (re)prendre la parole, d’un geste volontaire pour se faire entendre et pour ne plus subir.
Libérer la parole car celle-ci a été obligée, contrainte, étouffée, lui (re)donner place et ampleur et la remettre au centre du dispositif, de l’agora.
Attention, pas la parole qui salit, qui détruit, construite sur l’égoïsme et la méchanceté. Pas celle qui frappe, surtout à terre et qui s’enorgueillit à la face du monde. Pas celle qui croit savoir, pas celle qui détient la vérité, celle qui inonde les réseaux sociaux. Pas la parole dont l’auteur se vante de l’impact.
Non, nous parlons de la parole, de la beauté, de celle portée par nos poètes, celle qui résonne au plus profond de nous, qui embellit chaque instant de nos vies. Celle qui vous fait recevoir, entendre, ressentir le désarroi, le doute ou le bonheur de l’Autre. La parole du déshérité autant que celle du sage, la parole de l’autre à qui nous offrons une tribune.
La parole qui résonne entre les murs de notre théâtre qui en a supporté, accompagné, tant et tant.
Nous désirons offrir à la parole un havre, une aire de liberté où l’impétuosité et l’irrévérence côtoieraient la noblesse de l’esprit.
Une parole juste, belle qui nous élève et qui nous conduit au sentiment et à l’échange avec l’Autre.
Une parole qui pourrait être entendue par tous, pour tous. Souvenons-nous : un théâtre élitaire pour tous (Antoine Vitez).

Lee Fou Messica & Ludovic Michel