Historique

Il n'est pas de mois sans qu'une pépite nous soit révélée / Le Figaro

Dans le 1er arrondissement de Paris, plus vieux quartier de Paris, centre historique de la ville se trouve la rue des Déchargeurs. Ce n’est pas un hasard si depuis trente-cinq ans, un théâtre s’est épanoui dans des bâtiments inscrits à l’inventaire des monuments historiques où ont été accueillis autrefois Nicolas Flamel spécialiste de l’écriture de billets doux, la première Poste, le premier directeur de l’Opéra de Paris ou encore le magistrat le plus éloquent du XVIIème siècle.

En 1979, une troupe d’amis comédiens, architecte, peintre, à la tête de laquelle Vicky Messica poète-comédien se donne rendez-vous au 3 rue des déchargeurs. À cette adresse se trouve un bâtiment à l’abandon. Vicky Messica y fonde le théâtre Les Déchargeurs, un lieu pour la poésie, pour l’écriture contemporaine. Un Centre d’Art et essai culturel, tel que le baptise le ministère de la Culture qui soutiendra au fonctionnement et à la création, et ce pendant 16 années, le dessein de Vicky Messica. La région Île-de-France et la ville de Paris viendront également et régulièrement accompagner les aventures artistiques des Déchargeurs et de son directeur.

Vicky désire un théâtre à hauteur d’Homme. Il place l’accueil, l’échange et la transmission au centre de son projet. Bien qu’il eut la possibilité à plusieurs reprises, et ce dès le début des travaux, de créer une salle principale d’une capacité d’accueil plus importante (Salle Vicky Messica - capacité de 80 places), il préféra offrir au théâtre un bar et un hall d’accueil afin de favoriser les rencontres, l’échange entre les spectateurs et les acteurs, mais offrir également un espace d’exposition aux artistes (peintre, sculpture, photographe, vidéaste). Dix ans après l’ouverture du théâtre, il construit une seconde salle, La Bohème (capacité de 20 places), laquelle permet depuis 25 ans à des artistes émergents d’éclore.

Vicky Messica était « un passeur », il rêvait d’un lieu où résonnerait la beauté des mots. Les Déchargeurs est devenu ce théâtre et plus encore un espace dédié aux aventures artistiques, où l’économie d’un projet se dessine ensemble et où la voix du poète raisonne.