Présentation

La Révolte de Villiers de l'Isle-Adam
Date(s) : du 31 oct 2017 au 9 déc 2017
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi
à 21h30
Durée : 1h10

Villiers de l'Isle-Adam / Salomé Broussky

Il y a des heures où tient toute la vie et qui sonnent tous les adieux !

Élisabeth, femme du banquier Félix, tient les comptes depuis plus de quatre ans. Un soir, celle qui a triplé dans l’ombre la fortune de son mari lui crie sa révolte, pour la première et la dernière fois. Elle quitte son mari, le laissant stupéfait d’être abandonné. Elle part vivre enfin selon ses principes. Pourtant, quatre heures plus tard, elle revient, anéantie par l’impossibilité de suivre l’idéal auquel elle croyait.

Informations sur le lieu

Salle Vicky Messica
Les Déchargeurs / Le Pôle
3, rue des Déchargeurs
RDC Fond Cour
75001 Paris

La presse en parle

Dimitri Storoge, est parfaitement crédible. Maud Wyler est impressionnante. Une pièce, belle, forte, magnifiquement intelligente, incroyablement moderne. Tout y est dit. Et avec la manière ! Un travail parfait. / Le Figaroscope - 22/11/2017 - Jean-Luc Jeener

Une pièce grinçante de l'incisif Villiers de L'Isle-Adam. / A nous Paris - n°788 du 23/10/2017

Distribution

Mise en scène :
Comédien(s) :
Lumières :

Production Les Déchargeurs / Le Pôle diffusion en accord avec la Cie La Grande Ourse

Le spectacle est labellisé "Rue du Conservatoire", association des élèves et anciens élèves du Conservatoire national supérieur d'Art dramatique.

Avec le soutien de :

Multimédia

 
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Notes & extraits

NOTE DU METTEUR EN SCÈNE
Ils sont jeunes, beaux, et riches. Elle est idéaliste. Il est banquier. Le libéralisme va les séparer. En une nuit.
Élisabeth, femme du banquier Félix tient les comptes, comme tous les soirs depuis plus de quatre ans. Ayant triplé, dans l'ombre, la fortune de son mari, cette jeune femme, étonnamment moderne, ne supporte plus la tutelle de l’homme auquel elle est liée. Elle solde les comptes, ceux de son mariage. Elle crie sa révolte. Félix est stupéfait devant tant d’audaces. Il va même lever la main sur elle. Elle quitte mari et enfant pour enfin vivre pour sauver au moins son âme. Elle veut se libérer.
Pourtant quatre heures plus tard, elle revient. Elle n’est plus la même. Elle est vivante en apparence, mais son âme est morte.
En une nuit, la bêtise du libéralisme, sa violence aveugle, écrasent une femme et lui démontrent l’impossible rébellion car le poison a pénétré, goutte à goutte, indolore et insidieux en elle-même, détruisant tout.
En une nuit l’âme idéaliste d’une femme sincère, qui veut « juste » vivre selon ses principes et être redevable de rien, est réduite à néant. Vaincu et pétrifié, sa soif d'idéal s'est cognée à un libéralisme quotidien, obsédé par l'argent et la rentabilité à outrance.
En une nuit c’est aussi la révélation de deux êtres l’un face à l’autre car Félix n’est pas une caricature, il est aussi une victime consentante de ce capitalisme qu’il nourrit et qui le nourrit.
En une nuit, Félix se découvre, plus humain, plus fragile dans un moment de beauté lucide et douloureuse. Ensuite, plus rien ne sera « vraiment » comme avant. La dévastation est passée par là. Ce jeune couple est attaché à jamais l’un à l’autre. Dénonçant l'esprit bourgeois du libéralisme, La Révolte est une pièce violente, grinçante, féministe et contemporaine. La modernité de son propos est frappante : n’oublions pas que jusque très récemment les femmes n’avaient pas le droit d’avoir de compte en banque… et combien aujourd’hui restent-elles dans un mariage désastreux pour des raisons économiques ?

Salomé Broussky