J'existe (foutez-moi la paix)

Pierre Notte

Présentation

J'existe (foutez-moi la paix) de Pierre Notte
Date(s) : du 21 oct 2010 au 21 nov 2010
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi
Dimanche
à 20h30 (dim 15h30)
Durée : 1h30

En trente chansonnettes, le trio de J’existe (foutez-moi la paix) tente de trouver sa petite place sur la terre.

Être quelqu’un plutôt que personne. Une idole dans les étoiles, une charogne sous l’humus ou une petite pute sur l’asphalte. Être (mais qui) parmi les autres, tenir droit, entre l’amour et l’horreur d’autrui, pour finir à Venise.

Marie Notte chante et joue, paul-Marie Barbier arrange et accompagne au piano, au vibraphone ou à la guitare, les chansonnettes de pierre Notte, lui-même metteur en scène et interprète de ce foutraque parcours initiatique. En sept étapes, trente chansons, avec coussin péteurs et nains de jardin, une gamine découvre que son prénom vaut la peine d’être porté et sa vie d’être vécue. Une ronde joyeuse, insolente et colorée que trois gugusses dansent sur les désastres de la tentative d’être quelqu’un plutôt que personne. la critique a salué la performance : « du théâtre au marteau ! »

Informations sur le lieu

Salle Roland Topor
2bis, avenue Franklin D. Roosevelt
75008 Paris

Distribution

Texte
Mise en scène

Production Les Déchargeurs / Le pôle

Le spectacle a bénéficié lors de sa création du soutien de l’Adami et pour sa reprise du Fond de Création Lyrique et de la Spedidam

Multimédia

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Dossier de présentation
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Dossier de diffusion
Dossier de diffusion

Notes & extraits

Surtitre : II. LA MORT

Je fume

Elle. Huit heures vingt

j’ai pensé ce matin à la mort et à passer chez le coiffeur

mais quand ? Les journées sont si courtes

j’attends, et je regarde la pluie au-dehors griffer les carreaux et je fume

Le temps passe comme un chien mouillé, onze heures

Passer par la fenêtre ou pas

cela me fait penser qu’il faut que je passe au pressing

Sur la route de la corniche, partir à la Grace Kelly

et de Dieu

d’ailleurs il faut que j’appelle un taxi

Défilé quinze heures chez Gucci

et je regarde la pluie au-dehors griffer les carreaux et je fume

Le soir déjà, la nuit comme la pluie tombe, si belle

Rien fait ce jour pas décollé les yeux, sous le rimmel

de cette mouche contre la vitre, que la lumière appelle

Et telle est la question, unique être ou ne pas être en Chanel

Et je regarde la pluie au-dehors griffer les carreaux et je fume

Lui. Elle a douze ans, elle fume des cigarettes Yves Saint-Laurent, elle

pense à la mort

Elle. Smoking kills slowly (but are we so hurry ?)

Lui. Fumer tue lentement (mais sommes-nous si pressés ?)

Elle. And surviving is also a solution (said Heiner Müller)

Surtitre : « survivre est aussi une solution » Heiner Müller

Elle. Bonjour Heiner Müller

Lui. Yo yo

Elle. Heiner Müller – mais où avez-vous puisé la force de ne jamais vous

supprimer ?

Lui. Je vais aller nous chercher une autre bouteille de whisky

Elle. Merci Heiner Müller

Lui. Yo yo

Elle. 1972, Coco Chanel, et hop, au ciel. Et Louis Armstrong, et Fernandel,

pareil, et Maurice Chevalier, out, Prosper youpla boum, et paf, raous

Lui. Elle a douze ans en 1972, et elle préfère passer par la fenêtre plutôt

qu’inaperçue.