J'arriverai par l'ascenseur de 22h43

Présentation

J'arriverai par l'ascenseur de 22h43
Date(s) : du 1 oct 2019 au 26 oct 2019
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi
à 21h
Durée : 1h05

Premières parisiennes !

Philippe Soltermann entend pour la première fois Hubert-Felix Thiéfaine à l’âge de douze ans. Le chanteur deviendra son rempart, sa balise artistique, son compagnon d’infortune. Dans un soliloque mêlant exaltation et ironie, il interroge l’irrationnel de l’admirateur et se livre à un véritable exercice d’équilibrisme. Sans retenir son souffle, l’auteur revient sur sa vie et propose en plus d’un hommage à son idole, le portrait de ce fan que nous avons tous été un jour

Informations sur le lieu

Salle Vicky Messica
Les Déchargeurs / Le Pôle
3, rue des Déchargeurs
RDC Fond Cour
75001 Paris

La presse en parle

Philippe Soltermann incarne un hilarant et émouvant fan d’Hubert-Félix Théfaine. Libération
La profondeur d’une parole et la sincérité d’une présence scénique. La Terrasse

Distribution

Co-réalisation La Reine blanche - Les Déchargeurs & Les Productions de la misère

Le spectacle reçoit le soutien de la ville de Lausanne, du canton de Vaud et du Centre culturel suisse

Notes & extraits

MOT DU METTEUR EN SCÈNE
Nous ne racontons pas ici l’histoire du fan de Thiéfaine assistant à tous ses concerts, guettant au pied de son hôtel l’arrivée de la star ou cherchant désespérément, le stylo à la main, à obtenir une griffe sur un magazinefroissé. Le problème du fan est toujours le même : effacer sa vie en se projetant totalement dans celle d’un autre. Et de cela, il est difficile d’en tirer quelque chose qui dépasse le cliché, qui ne soit pas l’histoire d’un type pathétique. Le spectacle de Philippe Soltermann appartient plutôt à ce que j’appellerais une plongée poétique au centre de soi-même. Bien que sa passion pour Hubert-Félix Thiéfaine soit bien réelle, elle est avant tout le point de départ d’une introspection menée sur le mode apparent de l’association libre, convoquant à la fois les détails les plus anodins de la vie quotidienne comme la parole des grands poètes, dressant par là un tableau du monde aujourd’hui qui dépasse de loin l’anecdote. Le travail que nous menons ensemble portera sur le fait de se jouer soi-même, de réussir à flirter entre soi et l’acteur qui joue, entre la banalité du quotidien, une certaine nonchalance et les excès que nous vivons tous dans la solitude de notre cerveau. L’écriture de Soltermann possède cette sincérité que l’acteur Soltermann devra aller chercher au fond de lui-même et partager avec le public dans une forme de soliloque que nous souhaitons étrange, drôle et tragique.
Lorenzo Malaguerra