Faire semblant d'être normaux

Présentation

Faire semblant d'être normaux de
Date(s) : du 14 Jan 2020 au 17 mar 2020
Mardi
à 21h
Durée : 1h10

G rencontre G. Deux personnages, différents en tout et obligés de cohabiter, vont tenter de s’affirmer : l’un par une parole volubile, l’autre grâce à une mélodie virtuose. Sous la forme d’un duo entre un comédien et un pianiste, la pièce reprend certains des plus grands monologues de Giorgio Gaber et Sandro Luporini pour la première fois traduits en français. Malgré les répulsions existantes, ces personnages tour à tour grinçants, rêveurs ou un brin libertaires vont tenter de s’accorder. Les mots se mêlent à la musique avec un but : entrevoir par la force du rire ce qui se cache derrière les apparences.

Informations sur le lieu

Salle La Bohème
Les Déchargeurs
3, rue des Déchargeurs
RDC Fond Cour
75001 Paris, IdF

Distribution

Coréalisation La Reine banche - Les déchargeurs & la Compagnie Les Vitriers Lunatiques

Notes & extraits

LE MOT DU METTEUR EN SCÈNE

Sous la forme d’un duo entre un comédien et un pianiste, Faire semblant d’être normaux reprend certains des plus grands monologues de Giorgio Gaber et Sandro Luporini pour la première fois traduits en français. Giorgio Gaber (1939-2003), homme de théâtre et chanteur italien, est connu pour avoir créé le genre du teatro-canzone (théâtre-chanson) et c’est à cette particularité de sa production que notre spectacle veut rendre hommage en suivant, en musique, la vie d’un Monsieur Tout-le-Monde, tantôt naïf et rêveur, tantôt cynique et arrogant, ou encore engagé et parodique. La présence de la musique n’est pas un simple accompagnement : alors que

Monsieur G utilise les mots pour affirmer avec péremption, les interventions musicales intempestives du pianiste déjouent les langues de bois et dégonflent les hyperboles. Avec un but : se servir du rire pour aller voir derrière la réalité, entrouvrir le rideau de ce qui fait semblant d’être normal pour entrevoir ce qui se cache derrière les apparences. Nous avons choisi et traduit quatorze monologues et chansons pour un format d’une cinquantaine de minutes qui permette à la fois de faire découvrir le vaste éventail des écrits de Gaber et Luporini au public français et de créer un parcours cohérent, construit comme une véritable pièce : s’y joue la rencontre de deux personnages obligés de cohabiter sur un bout de scène, avec comme seule frontière un piano.

Stéphane Miglierina