Croustilleux La Fontaine

Jean de La Fontaine

Présentation

Croustilleux La Fontaine de Jean de La Fontaine
Date(s) : du 6 juin 2018 au 12 juil 2018
Mercredi
Jeudi
à 21h30
Durée : 1h

Les esprits chagrins et conservateurs qui pensent encore que « La Fontaine c’est pour les enfants » vont avoir des surprises ! Juliette

Le ténor Jean-François Novelli s’empare des œuvres moins connues et plus « osées » de Jean de La Fontaine sur la musique du compositeur Antoine Sahler. Des contes que l’on écoute l’oreille collée au trou de la serrure et où la haute tenue littéraire du XVIIe siècle éclate dans toute sa splendeur au service d’un propos on-ne-peut-plus léger ! Un récital décalé et un peu fou entre théâtre et chansons, où les histoires de nonnes affriolantes et de pâtés d’anguilles prennent vie sous l’oeil malicieux de la facétieuse Juliette.

Avec au piano en alternance : Nicolas Royez, Romain Vaille ou Jean-Yves Aizic

Informations sur le lieu

Salle Vicky Messica
Les Déchargeurs / Le Pôle
3, rue des Déchargeurs
RDC Fond Cour
75001 Paris

Distribution

Mise en scène :
Comédien(s) :
Musique :
Lumières :
Crédit Photo Visuel :

Coréalisation Les déchargeurs / La Compagnie de l'Autre Voix

Notes & extraits

LE MOT DU COMPOSITEUR
Le travail de composition a été guidé par la constante préoccupation de rendre parfaitement intelligibles les textes de La Fontaine. Je savais que le talent vocal de Jean-François ne ferait jamais défaut, et que son inventivité dans l'interprétation permettrait de rendre ces histoires vivantes, drôles, étonnantes. Mais la musique, jamais, ne devait "noyer" la narration - bien au contraire, elle devait tenter, parfois, de rendre plus évidente la langue parfois obscure de ces contes. J'ai donc eu davantage l'impression d'écrire des musiques de petits courts métrages que des mélodies de chansons. Mais la gageure était de donner à chacune de ces pièces une forme courte, efficace, et récurrente, comme peut l'être justement une chanson. Ce fut un travail joyeux, très enrichissant, qui n'attend maintenant plus que la scène pour s'exprimer pleinement !
Antoine Sahler

MOT DE LA METTEURE EN SCÈNE
Si j’ai insisté auprès de Jean-François Novelli et Antoine Sahler, pour « en être », c’est que dès le premier abord ce spectacle, cette idée de spectacle m’a littéralement émoustillée ! Car il faut bien le dire, voilà tout ce que j’aime :

- du texte, (et pas des moindres, hein !) La haute tenue littéraire du XVIIème siècle dans toute sa splendeur au service d’un propos on-ne-peut-plus léger ! La syntaxe précieuse, le vocabulaire précis, tout ça pour raconter des histoires de nonnes affriolantes et de pâté d’anguilles, c’est la classe !
- de la musique pour en faire de vraies chansons. Antoine a ce talent si délicieux et si rare pour faire des mélodies « qui restent » ! On se surprendra à fredonner les airs évidents qui habillent ces concerts licencieux, j’en mets ma main au feu ! Et c’est aussi un talent particulier que de savoir faire rire la musique : entre les anachronismes évidents, musique au mètre de films érotiques ou clin d’œil aux Demoiselles de Rochefort, les références font mouche !
- un interprète formidable, car en plus de son art consommé du chant baroque orné et virevoltant, Jean-François Novelli est un genre de démon scénique, sans limite, désinhibé et brillant d’une présence inoubliable. ll réussit également ce tour de force –c’est mon avis de chanteuse !- de chanter comme « un chanteur de chanson » (et un très bon !) et réserve sa virtuosité toujours élégante à quelques moments de grâce absolue ou de franche caricature !
- de la profondeur et du propos, propos qui nous concerne tous : l’amour et ses frasques, le désir, maître ô combien impérieux, et la joie, la simple joie – « ô doux remède, remède ami ! » - qui nous attend dans les blancs oreillers des lits accueillants.
- et last but not least, de la dérision ; de la rigolade et du pouffage de rire, car tout ceci, du début à la fin, n’est pas très sérieux ! Dire que je ne vais pas en rajouter une couche serait mentir !
Et comme nos deux larrons ne sont pas les ennemis de la gaie liberté et de la bêtise assumée, les esprits chagrins et conservateurs –qui pensent encore que « La Fontaine c’est pour les enfants ! » vont avoir des surprises !
Juliette