Correspondance avec la mouette

Présentation

Correspondance avec la mouette d'
Date(s) : du 4 fév 2020 au 29 fév 2020
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi
à 19h
Durée : 1h20

Création

Lui, c’est Anton Tchekhov, elle, c’est Lika Mizinova : La Mouette. Ils se plaisent, se désirent, se titillent, s’agacent, se manquent. Ils s’écriront presque 10 ans.
Allégresse, férocité, joie, tragédie, propos amoureux, bavardages, une ouverture sur l’atelier de l'écrivain, voici ce qu’on trouve dans leur correspondance. Sous cette lumière, La Mouette - sans rien perdre de sa complexité ni de son mystère, gagne quelque chose d’infiniment concret.

Informations sur le lieu

Salle Vicky Messica
Les Déchargeurs
3, rue des Déchargeurs
RDC Fond Cour
75001 Paris

Distribution

Coréalisation La Reine blanche - Les Déchargeurs & Cie l’Oubli Des Cerisier

Avec le soutien du Théâtre de l'Abbaye (St Maur des Fossés) et partenariat avec RAVIV (Résau des artistes vivants en Ile-de-France)

Multimédia

Notes & extraits

UN PROJET
Mizinova fut un des « amours » de Tchekhov. On les maria presque. Si Tchekhov est bien dans cette correspondance l’écrivain prodigieux et drôle que l’on connait, le ton de Mizinova nous retient : irrévérencieux, espiègle… singulièrement moderne. Traduisant Tchekhov et Mizinova, je suis tombé, à la façon de Roland Barthes, amoureux de leurs phrases, amoureux aussi de leur amour – joyeux et raté -, comme se doivent de l’être les amours.

Allégresse, férocité, joie, tragédie, bavardages, ouverture sur l’atelier de l’écrivain, voici ce qu’on trouve dans cette correspondance qui jette sur La Mouette comme sur son auteur une lumière sous laquelle la pièce - sans rien perdre de sa complexité ni de son mystère, gagne quelque chose d’infiniment concret. Cette lumière, j’ai eu envie de la donner à voir. Une adaptation est née. Naîtra, je l’espère, un théâtre de corps, de désirs, de pensées…

Il m’est ainsi arrivé de penser à la réaction des personnages de la pièce lorsque, au quatrième acte, Treplev fait le récit de la vie tragique de Nina et que nul ne semble s’en émouvoir. Et il m’a semblé qu’il y avait là quelque chose du secret de la poétique tchekhovienne, une vérité dure et vécue. Il m’est arrivé de penser aussi au baiser qu’échangent les personnages de Nina et Trigorine à la fin du 2ème acte, rare et fugace moment de désir heureux dans sa dramaturgie, à chaque représentation recommencé…

Nicolas Struve