Ecoutez, arrêtez de rien dire parce que ça favorise le transfert. Je vais finir par dire n’importe quoi... Ah ! Vous me faites penser à ma sœur !

Présentation

Date(s) : du 1 déc 2015 au 12 déc 2015
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi
à 19h30
Durée : 1h10

Elle et Lui sont coincés dans la salle d’attente de leur psychanalyste. La porte demeure close. Ça se passe drôlement mal car ils sont très névrosés. Pourtant, l’amour est inéluctable : ils vont tomber dedans, sans le vouloir, spectaculairement. Mais que va faire le psy? Tout cela ne serait qu’une machination ?

Informations sur le lieu

Salle Vicky Messica
Les Déchargeurs / Le Pôle
3, rue des Déchargeurs
RDC Fond Cour
75001 Paris

Distribution

Mise en scène
Musique
Décors
Crédit Photo Visuel

Production Les Livreurs en accord avec Les Déchargeurs

Multimédia

Dossier de presse
Dossier de presse

Notes & extraits

Je viens de l’écriture littéraire, de la psychanalyse, de la pratique d’avocat, de la lecture en scène et du jeu théâtral.
Dix ans après mon adaptation théâtrale de Evitez le Divan ! de Philippe Grimbert, 17h10 est un nouveau texte comique autour de la psychanalyse.
Freud affirme que l’amour de transfert, que porte le patient à son analyste, est semblable au véritable amour. Mais qu’est-ce que le véritable amour ? Quelle part irréductible de transfert à un tiers imaginaire comporte-t-il ? Selon quel scénario abracadabrant va-t-il coller un homme et une femme qui n’ont rien en commun ? L’aveuglement et l’artifice ne font-il pas partie du jeu ?
Je tenais à remercier Sophie Obadia, qui m’a demandé de lui écrire « quelque chose à jouer », et Laurent Samama, entré dans le jeu sans refus d’obstacle !

Jean-Paul Carminati

Les personnages de « 17h10 » sont écrits avec leurs intonations, leurs déplacements, leur environnement : restait à les voir évoluer en huis-clos.
Plusieurs mois se sont écoulés entre la fin de l’écriture et les premières répétitions. Cette œuvre du temps a permis de transformer l’auteur en metteur en scène distant, laissant libre les comédiens et acceptant leurs propositions, les personnages eux-mêmes interrogeant le sens du texte.
La mise en scène advient alors, simultanément à l’appropriation du texte par les comédiens. Une part est donc nécessairement œuvre collective.
Le metteur en scène a pu consulter l’auteur – parfois disponible, mais qui était déjà passé à autre chose - pour préciser les intentions du texte. Et puis les personnages ont pris le dessus pour imposer leur logique.

Jean-Paul Carminati

E : Il y a quelque chose qu’on n’a pas réglé cher Monsieur. Quand la porte va s’ouvrir, c’est moi ou vous en premier ?
L : Ecoutez, moi, je suis galant. Allez-y la première.
E : Eh bien je vous remercie, c’est quand même un minimum compte tenu de votre attitude depuis le début. C’est un minimum.
L : Mon attitude… et la vôtre hein ! Vous me faites vraiment penser à ma sœur.
E : Arrêtez avec votre sœur ! C’est quoi ?
L : Ma soeur… je n’arrête pas de lui en parler… tout le temps…ne vous étonnez pas que je vous en parle à vous… elle fait partie de ce lieu.
E : Ah ! vous me fatiguez ! Je vais lire un livre tranquille, là, d’accord ? Vous ne me parlez pas de cheval, pas de prélèvement de sperme, et pas de votre sœur, là je lis tranquillement, d’accord. Et ne me demandez pas ce que je lis, hein ?