Le Monte-plats

Harold Pinter

Présentation

Le Monte-plats d' Harold Pinter
Date(s) : du 5 fév 2013 au 16 mar 2013
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi
Dimanche
à 21h30
Durée : 1h15

La tension monte... jusqu’à l'issue, fatale... Mais fatale pour qui ?

Deux tueurs en sous sol …
Ils ne connaissent pas l’identité de leur future victime…
L'exécution est pour bientôt...
Le temps s’égraine… Les hommes s'impatientent...
En proie à leurs dépendances, leurs folies, leurs obsessions...
Soudain, un bruit étrange qu'on n'attendait pas : l'apparition d’un monte-plats, apportant toutes sortes de commandes culinaires exotiques...
Angoisses, silences, questions... des questions sans réponse, des questions qu’on n’aurait jamais dû poser...

Informations sur le lieu

Salle Vicky Messica
Les Déchargeurs
3, rue des Déchargeurs
RDC Fond Cour
75001 Paris

La presse en parle

Le Vaucluse
Haletant et délirant

Distribution

Mise en scène
Lumières
Costumes
Crédit Photo Visuel

Coréalisation Les Déchargeurs / FAM Production

Courants d'Arts

Multimédia

 
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Notes & extraits

Il est né le 10 octobre 1930 à Hackney, un quartier de l’East End, qui était à l'époque populaire et industriel. Petit garçon morose, il garde de sa prime jeunesse des images précises (la puanteur d’une usine à savon), mais aussi la marque d’une désorientation angoissée (crise sociale, chômage, montée du nazisme, guerre civile espagnole, importante campagne antisémite en Grande-Bretagne).

En 1940, au déclenchement de la seconde guerre mondiale, la famille quitte Londres (où il ne reviendra qu'à l'âge de quatorze ans) pour échapper aux raids aériens allemands. Il confiera plus tard: La condition de bombardé ne m’a jamais quitté.

Un bar désaffecté, en sous-sol... pole dance, vestiges en tout genre, stigmates d’un univers, à la hâte déserté, tout droit sorti du monde de la nuit... Un décor aux couleurs rouges, roses, pourprées... Ambiance tamisée. Guirlandes électriques, proscénium.
Un escalier défectueux menant comme il peut au rez-de-chaussée : une boîte de nuit dans une ambiance de rave, où Dame Techno s’invite à loisirs, comme à son habitude..
Retour au sous-sol. Deux tueurs, Ben et Gus. Deux comparses, deux complices, qui pourraient être nos frères, nos pères, nos meilleurs amis... nos pairs... ou bien nous-mêmes...
Ils se connaissent par cœur... du moins, tout porte le à croire...
Ben et Gus, Gus et Ben ; l’un ne va pas sans l’autre.
L’un, charismatique, défie le temps, en tâchant d’aller au-devant de lui, comme une fuite en avant
L’autre, amnésique, le tend, le distend, ce temps capricieux, pour en faire un jouet qu’il manipule, histoire que le tic tac de sa pendule s’esquive, à l’image de sa mémoire en dérive...
L’un, paranoïaque, insomniaque, dealer et consommateur compulsif de drogues, pensant avec illusion, braver tout puissant, le monde environnant.
L’autre, à jamais « perché », s’étant noyé dans des océans de produits illicites, victime hérétique, condamnée à des séquelles irréversibles, cible facile de manipulateurs en mal d’emprise...
L’un comme l’autre, prisonniers d’un comportement erratique, subissant les affres effrayantes de délires oniriques...

Stéphanie Wurtz

Gus : Non, je me demandais, c'est tout.

Ben : Eh bien ne te demande pas ! Tu as un travail qui t'attend. Alors fais-le et tais-toi, tu veux bien?

Gus : C'est à propos de ça que je me demandais, justement.

Ben : A propos de quoi ?

Gus : De ce travail.

Ben : Quel travail ?

Gus : Je me suis dit que tu étais peut-être au courant.

Gus : Je me suis dit que tu savais peut-être... enfin, est-ce que tu as une petite idée de...? qui ça va être ce soir?

Ben : Qui va être quoi ?

Gus : Qui ça va être ? !