La Maison Foggia

Philippe Langlet

Présentation

La Maison Foggia de Philippe Langlet
Date(s) : du 30 avr 2019 au 11 mai 2019
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi
Dimanche
à 21h30 + 15h dimanche
Durée : 1h40

A la fin des années 1960, Fabrizio, jeune étudiant candide, revient de Milan pour présenter à sa famille napolitaine, sa fiancée Ornella. Entre un futur beau-père magouilleur, beau-parleur et ridicule, son épouse, mère grandiloquente et possessive ou une future cousine, dévergondée notoire alternant la boisson et les amants de passage, Ornella va se trouver plongée dans cette famille endiablée. Dans cette farce napolitaine aux personnages farfelus et excessifs, les coups d’éclats et les coups bas mettront à mal la future union des deux jeunes gens.

La Compagnie Bobèche est une compagnie amateur invitée chaque année aux Déchargeurs depuis plus de 20 ans.

Informations sur le lieu

Salle Vicky Messica
Les Déchargeurs
3, rue des Déchargeurs
RDC Fond Cour
75001 Paris

Distribution

Notes & extraits

MOT DE L’AUTEUR
La vision que j’ai de nos sociétés, m’amène à privilégier désormais les comédies. Je n’ai pas envie d’offrir aux spectateurs une pièce où l’on retrouverait tous les drames de notre société, ses violences, ses angoisses, ses injustices. Les émissions d’information sont là pour ça. Les années 1920 ont voulu tourner le dos à l’horreur de la première guerre mondiale ; les gens ont chanté, dansé, bu, les femmes ont coupé leurs cheveux et fumé ouvertement. J’essaye de faire passer un moment de drôlerie, de légèreté, de fiction où certaines scènes ne sont pas volontairement crédibles. Dans ce but, je souhaitais des personnages, truculents, excessifs, insupportables mais quelquefois attachants. Naples était toute trouvée pour décrire cette atmosphère, Naples la ville aux parfums puissants, Naples la ville sonore, la ville des contrastes. Il y a dans la Maison Foggia, le souhait de s’inspirer de la comedia dell’arte tout en distillant des éléments beaucoup plus modernes puisque l’action se déroule à la toute fin des années 1960. Fabrizio, jeune étudiant candide, revient de Milan pour présenter à sa famille napolitaine, sa fiancée Ornella. Cette dernière, jeune fille intelligente mais réservée et pieuse va se trouver plongée dans une atmosphère très baroque et peu barrée. Elle sera à la fois spectatrice et actrice d’une comédie humaine où le rire côtoie quelques larmes, le mensonge, la vengeance, les désirs brûlants, les coups d’éclats et les coups de théâtre susceptibles de faire échouer leur future union. Si le public se sent bien, s’il est aspiré par la pièce, s’il rit alors je serai heureux.
Philippe Langlet

MOT DU METTEUR EN SCÈNE
Mettre en scène une farce napolitaine était une gageure supplémentaire que me confiait Philippe Langlet comme à son habitude. Quand j’évoque le mot « farce », celui-ci ne se veut pas péjoratif car « La maison Foggia » n’est pas bâtie sur un humour grossier mais sur la présentation de personnages farfelus et excessifs. De la comedia dell’arte, on hérite certains noms (Pagliaccio, Pedrolino) et certaines scènes : la fausse agonie du maître de maison pour échapper à la justice (cette séquence est aussi présente dans Volpone). Ma mission a été d’installer une atmosphère très méditerranéenne ; il fallait que le spectateur baigne immédiatement dans cette atmosphère, qu’il en devine les odeurs, la lumière intense, qu’il entende peut-être même au loin, le bruit de la mer. Ensuite, une comédie de ce type doit se jouer sur un rythme trépidant quand les répliques l’exigent tout en ménageant des moments plus moderato quand on pénètre davantage dans l’intimité de tel ou tel personnage. C’est un élément qui m’a beaucoup plu dans cette pièce, ces ruptures parfois poignantes, souvent cyniques avec d’autres scènes plus endiablées à l’objectif unique de faire rire spontanément. Enfin, j’ai eu à diriger neuf comédiens, quelquefois tous ensemble, faire en sorte que leurs différences deviennent harmonieuses à l’image d’un orchestre symphonique. Ma plus belle récompense avant même les applaudissements des spectateurs, c’est de voir les comédiens de la compagnie Bobèche, heureux ; heureux de jouer, heureux d’être ensemble, heureux de donner le meilleur d’eux-mêmes au public.
Michel Dumusois