La Dernière Lettre de Marie-Antoinette

Alain Duprat

Présentation

La Dernière Lettre de Marie-Antoinette d' Alain Duprat
Date(s) : du 26 aoû 2011 au 23 déc 2011
Vendredi
Samedi
à 20h00
Durée : 55mn

« Que faut-il faire pour être aimé d’un peuple ? Jamais personne ne me l’a expliqué. »

La reine Marie-Antoinette est enfermée à la Conciergerie. Elle vient de connaître son funeste jugement. Dans quelques heures, elle sera exécutée. Elle rédige alors sa dernière lettre comme un testament et se remémore tous les événements qui l’ont conduite à devoir subir le châtiment de la guillotine, le 16 octobre 1793.

Informations sur le lieu

Salle La Bohème
Les Déchargeurs
3, rue des Déchargeurs
RDC Fond Cour
75001 Paris, IdF

Distribution

Texte
Mise en scène
Crédit Photo Visuel

Coréalisation Les Déchargeurs / Compagnie Gexis

Avec le soutien de la Fnac, Scèneweb, Pixee et Trees

Multimédia

Notes & extraits

En écrivant ce monologue, j’ai choisi de présenter la reine Marie-Antoinette dans sa cellule vivant ses derniers moments. Elle va mourir guillotinée, condamnée par le Tribunal révolutionnaire pour haute trahison.
Elle est une simple condamnée après avoir vécu dans la frivolité et le luxe. En souffrance, elle se révèle courageuse et digne. Si elle revoit ses jours de bonheur quand elle rayonnait depuis Versailles sur l’Europe, elle s’attarde aussi sur les événements qui l’ont conduite à la déchéance. Elle refuse tout sentiment de haine pour ceux qui l’ont outragée, préférant dire son amour pour ses enfants et sa famille. Ce ne sont plus les extravagances de Versailles qui la font briller mais simplement les qualités d’une femme comme une autre.

Alain Duprat

La souffrance de la mère, le chagrin de l’épouse et l’humiliation de la femme sont placés en exergue tout au long du texte. Ce qui doit apparaître, c’est la dimension humaine d’une condamnée à mort que les hommes du Tribunal révolutionnaire ont voulu affaiblir pour la rendre méprisable. On comprend alors que l’on se plut à outrager la prisonnière non pas simplement parce qu’elle fut la reine haïe mais aussi parce qu’il fut plaisant d’humilier une femme. Marie-Antoinette a choisi comme réponse d’écrire en cette dernière lettre son attachement aux valeurs simples de la vie. Ses tourments sont ceux de toutes les épouses, de toutes les mères confrontées aux drames de la vie.

Alain Duprat

…J’aimerais pouvoir fondre en larmes, supplier peut-être, hurler mon désespoir mais je suis la Reine. Ma naissance m’impose de rester droite et de tout affronter…

…Je me devais d’affronter cette prétendue justice, d’affronter mes accusateurs ignobles et vindicatifs pour dire devant l’Histoire toute ma peine, toute ma souffrance d’épouse, de mère, de femme. Il me fallait soutenir les regards de ceux qui m’avaient déjà condamnée dans leur for intérieur. Exprimer mon désarroi parce que je suis innocente de crime de haute trahison…