L'Inventeur de l'amour

Ghérasim Luca

Présentation

L'Inventeur de l'amour de Ghérasim Luca
Date(s) : du 2 nov 2018 au 22 déc 2018
Vendredi
Samedi
à 21h30
Durée :

S’aventurer dans le monde intérieur de Ghérasim Luca, c’est prendre le risque de perdre sa raison, son langage, et toute autre forme de conditionnement pour le plaisir impossible de vivre en parfait affranchi. Plaisir impossible donc poétique.
A travers deux longs poèmes où la langue s’offre comme un « bégaiement poétique », il est question d’amour. D’un amour gorgé de sensualité, de désir, de provocation, de violence et de douceur. Complètement libéré des notions de bien et de mal. Dans un espace vide, propre à l’éveil de l’imaginaire, l’acteur entouré de deux musiciens entretient un rapport physique avec les mots. Le corps épuisé par l’effort de comprendre, mais fermement là, sur scène dans un univers hors du système.

Informations sur le lieu

Salle La Bohème
Les Déchargeurs / Le Pôle
3, rue des Déchargeurs
RDC Fond Cour
75001 Paris, IdF

Distribution

Texte :
Mise en scène :
Comédien(s) :

Coréalisation La Reine blanche / Les déchargeurs, en accord avec Théâtre Argos et La Girafe

Notes & extraits

MOT DU METTEUR EN SCÈNE
Ghérasim Luca est un poète, c'est son choix de vie. Très jeune il décide de consacrer sa vie à la poésie, sans plan de carrière, sans volonté de réussite, hors de toute école, libre et en quête de liberté. Son poème L'inventeur de l'amour, transpire de cette position du poète engagé. Luca invente sa vie tout en vivant son invention. L'amour est sans cesse à redécouvrir, libéré des notions de bien ou de mal dans lesquelles nos sociétés judéo-chrétiennes l'enferment, libre des conceptions freudiennes qui catégorisent le désir en théorisant l'Oedipe. L'amour selon Luca est gorgé de sensualité, de désir, de provocation, de violence et de douceur. Il nous emmène aux confins de l'univers, dans des galaxies inconnues. Pour une équipe artistique, le défi réside là : comment rendre sensible, sur un plateau de théâtre, cet univers sans concessions grâce à la force des mots, la violence des sentiments, la contradiction des images, et l'envoûtement de la musique.
Darius Peyamiras

EXTRAIT
C'est avec une élégance particulière
que je porte sur mes épaules
cette tête de suicidé
qui promène d'un endroit à l'autre
un sourire infâme
empoisonnant
dans un rayon de plusieurs kilomètres
la respiration des êtres et des choses

Vu de l'extérieur
on dirait quelqu'un qui tombe
sous une rafale de mitraillette

Ma démarche incertaine rappelle celle du condamné à mort du rat des champs de l'oiseau blessé

Comme le funambule suspendu à son ombrelle
je m'accroche
à mon propre déséquilibre