Bethani, suivi de Le bouillon de la langue

Présentation

Bethani, suivi de Le bouillon de la langue
Date(s) :
Samedi
à 17h
Durée : 1h

Martine-Gabrielle Konorski présentera son nouveau recueil de poésie Bethani, suivi de Le bouillon de la langue, accompagnée de la comédienne Maud Rayer qui en lira quelques extraits.

Bethani, un récit poétique sur l’exil et ce que cela engendre dans la relation à la perte et au recommencement. Bethani est un exode, un voyage partant de nulle part pour une destination dont on ne sait ce qu’elle est, réelle ou imaginaire. « Là où le jour est devenu plus grand qu’auparavant » écrivait Benjamin Fondane

Le bouillon de la langue fait suite à Bethani car il y est aussi question d’exil dans la langue... par la langue. Les poèmes du "bouillon de la langue" comme questionnement sur l’écriture, comme interrogation sur l’urgence de l’écriture en écho à la proposition d’Adorno sur l’impossibilité de la poésie après Auschwitz.

Informations sur le lieu

Salle Vicky Messica
Les Déchargeurs
3, rue des Déchargeurs
RDC Fond Cour
75001 Paris

Distribution

En accord avec La Reine Blanche - Les Déchargeurs

En partenariat avec Le Nouvel Athanor

Notes & extraits

LA PRÉFACE D'EMMANUEL MOSES

On ouvre ce volume et nous frappe d’emblée le titre : « Bethani ». Aussitôt vient à l’esprit le « certain village », proche de Jérusalem, qui occupe une place de choix dans le Nouveau Testament.
Béthanie, c’est sa graphie plus courante, est l’endroit qui fut le théâtre de la résurrection de Lazare, dans l’Évangile selon Jean, et de l’onction de Jésus, dans l’Évangile selon Matthieu, à la suite de laquelle le Christ profère ces paroles auréolées de tristesse : « moi, vous ne m’aurez pas toujours ». C’était un village sur le chemin de Jérusalem, « à quinze stades » (environ 3 kilomètres), et les pèlerins qui se rendaient au temple s’y arrêtaient, les plus pauvres, les plus faibles, les malades, y obtenant dans des hospices soins et réconfort.
C’est également là que demeuraient les sœurs Marthe et Marie, dont le conflit autour de Jésus est relaté dans l’Évangile selon Luc.

Ce récit poétique d’une grande force est celui d’une résurrection, comme celle de Lazare dans « un certain village », mais aussi d’un enfantement, car pour rejoindre Bethani, combien de souffrances… Martine Konorski nous apprend ici, poème après poème, que la vie est une initiation, qu’il ne peut y avoir d’arrivée sans sentiment de retour, et que les portes du jardin d’Eden, objet de nostalgie et d’espérance, ne s’ouvrent qu’au terme d’un long cheminement qui est tout à la fois l’Histoire et l’existence.