Au banquet de Marianne

Présentation

Au banquet de Marianne de
Date(s) : du 27 mai 2014 au 28 juin 2014
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi
à 19h
Durée : 1h15

Montesquieu, Robespierre, Hugo, Jaurès, De Gaulle, et Edgar Faure malicieusement réunis à l’occasion d’un banquet républicain. Marianne en aurait rêvé...

Une rencontre « de légende » pour ré-enchanter la Politique ! Mais le peuple n’a plus faim… alors les héros de l’Histoire sont repartis, chacun vers sa destinée… C’est désormais aux trois représentants du peuple laborieux (humbles serviteurs de la République) que revient la tâche de nous repasser les plats de l’Histoire.

http://www.wakantheatre.com/

En vente au théâtre :

Texte relié Au banquet de Marianne, Wakan Théâtre Editions : 8€
DVD Captation intégrale chapitrée et bande annonce: 15€

Informations sur le lieu

Salle Vicky Messica
Les Déchargeurs / Le Pôle
3, rue des Déchargeurs
RDC Fond Cour
75001 Paris

La presse en parle

Le spectacle qui simule un banquet républicain à la mode révolutionnaire ne manque pas de bonnes intentions, y compris quand il réfléchit sur ce qu'est la vie politique aujourd'hui / Télérama

Un théâtre d’idées qui n’en manque pas / Théâtral Magazine

Distribution

Coréalisation Les déchargeurs / wakan théâtre

la compagnie est conventionnée par la ville de Clermont-Ferrand, la région Auvergne et le département du Puy de Dôme

Multimédia

 
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Notes & extraits

LE MOT DE L’AUTEUR

Oser le didactisme ? Pour s’en amuser !
J’aime l’Histoire, et rêver d’histoires avec l’Histoire. J’aime le théâtre d’idées et les idées qui font théâtre. J’aime questionner la politique, et politiser l’art de la question. Mettre le passé en perspective avec l’actualité. Introduire la référence patrimoniale dans une démarche sincère de recherche et de création. Un paradoxe ? Pour qu’il y ait encore du fond au delà des formes, une prochaine modernité sera peut-être de revisiter les didactismes de Brecht et de Vilar ?... Mais avec une nouvelle malice, une nouvelle insolence. J’en fais le pari !
Notre Banquet de Marianne qui interroge et re-questionne sans concession les valeurs fondatrices de notre vieille démocratie s’inscrit dans cette voie. De l’évocation vers l’incarnation, sans se priver d’en rire, nous parions sur le plaisir de réfléchir. Du théâtre pour faire aimer le théâtre et ré-enchanter la politique.

Dominique Touzé - co-auteur & co-metteur en scène

QUELLES (S) DIRECTION (S) POUR LES ACTEURS ?

Théâtre et politique ? Théâtre ou politique ? Un amour tumultueux.
L’art et le sens. L’art ou le sens ? Quel est notre art ?
Oui pour un théâtre populaire de tribune !
La parole fait sens. Ici le sens fait action. Et l’art est notre nécessité. Où se trouve notre nécessité de théâtre ?
Lui faire confiance au théâtre ! Puisque ce n’est que de théâtre dont il s’agit.
Tenter un théâtre d’idées (certes) mais de corps (toujours) !
Rendre au comédien sa nature animale. Qu’il crache ! Qu’il boive ! Qu’il sue ! Le voir s’approprier la parole de Jaurès, Hugo ou Montesquieu, entre devoir de mémoire et performance joyeuse, et les jouer comme des « sales gosses », ne pas s’évertuer à les magnifier mais traquer leur humanité ; puis voir soudain l’acteur tomber le masque pour hériter des grandes contradictions humaines. Coeur battant, éructant son amour du plateau. Qu’il incarne, ricane, et chante, et se ballade, l’acteur !
Le voir enfin passer le relais… le public repartant avec un « panier », vidé des petites certitudes rassurantes, mais rempli de « comment agir maintenant ? ».

Julien Rocha - directeur d’acteurs & co-metteur en scène

EXTRAITS

Manu : Ça t’a pas fait marrer Charles de Gaulle et Jean Jaurès assis là côte à côte ?
Dominique : Ça m’a pas fait marrer... mais ça avait une de ces gueules !
Danielle : Pensez donc. Deux hommes que tout oppose... C’est le général qui semblait le plus gêné.
Dominique: On aurait dit qu’il avait avalé la rigueur budgétaire.
Manu imitant de Gaulle : Je vous aime bien, Jaurès... Vous avez les poings pleins d’idées ! Vous
jouez d’un archet superbe. Malheureusement d’une seule corde... La gauche, Jaurès, le Socialisme !
Vous êtes un hémiplégique. Pourquoi vous contenter d’être un homme politique ? Elevez-vous donc
jusqu’à devenir un homme d’Etat. Gouverner, c’est rassembler. Ce n’est pas la gauche la France, ce
n’est pas la droite la France. Prétendre faire la République avec une fraction serait une erreur grave.
Dominique: Et là, vous savez ce qu’il a répondu le grand Jaurès ? Il l’a regardé droit dans les yeux, le
Général, et il a dit : « Le Socialisme est l’enfant légitime de la République. On ne peut les disjoindre. Le
socialisme est né quand le peuple laborieux a affirmé que ce n’est pas dans les relations politiques
seulement, mais aussi dans les relations économiques et sociales qu’il fallait faire entrer la Liberté,
l’Egalité, la Fraternité, la Justice ».
Manu /de Gaulle : Le peuple ! Savez-vous ce qu’il veut, le peuple ?... Tout français désire bénéficier
d’un ou de plusieurs privilèges. C’est sa façon d’affirmer sa passion pour l’égalité.
Dominique /Jaurès : C’est mépriser le Peuple que de l’affliger des laideurs de la bourgeoisie.
Manu /de Gaulle : Ce n’est pas le servir que de l’ériger en image pieuse, Jaurès.