Pierre Laville

Il n'est pas de mois sans qu'une pépite nous soit révélée / Le Figaro

Après un doctorat d’Économie internationale et Sciences Po, il enseigne à l’École Pratique des Hautes Études (Sorbonne) et effectue plusieurs missions internationales. Simultanément, il rencontre Jean-Marie Serreau, qui l’engage comme assistant pour la mise en scène et lui commande sa première pièce, qui sera créée au Théâtre national de Strasbourg. Il est ensuite co-directeur du théâtre des Amandiers de Nanterre, puis il fonde et dirige le théâtre Le Palace, Centre national de création contemporaine à Paris, avant de devenir conseiller artistique de Marcel Maréchal au Théâtre national de Marseille-La Criée.

Il est auteur dramatique et adaptateur de pièces étrangères, et metteur en scène depuis 1974.

Il écrit Les Ressources naturelles au Théâtre national de Strasbourg, La Célestine à la Comédie-Française, Du côté des îles au Théâtre national de l'Odéon, Le Fleuve rouge au Théâtre national de Marseille et au Théâtre national de Chaillot, Les Nuits et les jours au Centre dramatique national de Reims et au Théâtre 14, Retours au Théâtre national de l'Odéon, Tempête sur le pays d’Égypte au Théâtre Gérard Philippe et à la Gaïté Montparnasse, La Source bleue à Bruxelles et à Paris au théâtre Daunou, Le Voyage à Bâle au Théâtre national de Marseille, Bel-ami au Théâtre Antoine et Étoiles au Théâtre de la Madeleine. Il a écrit les nouvelles versions de l’intégrale du théâtre d’Oscar Wilde, portées à la scène au théâtre Antoine ou aux Bouffes-Parisiens, donnant lieu aux très grands succès d'Un Mari idéal, L’Importance d’être Constant, L’éventail de Lady Windermere, en attendant la création prochaine d’Une Femme sans importance.

Il adapte de nombreux auteurs anglo-saxons, dont notamment Pense à l’Afrique de Gordon Dryland (pour Madeleine Renaud), Still Life d'Emily Mann, La Dernière classe de Brian Friel, The Curse of the starving class de Sam Shepard, Hello and good bye d'Athol Fugard, Crimes du cœur de Beth Henley, Closer de Patrick Marber, Master class de Terrence McNally, Bash de Neil LaBute… et ses auteurs de prédilection : Tennessee Williams (six pièces, dont Un tramway nommé désir, Une chatte sur un toit brûlant et Baby doll), Edward Albee (quatre pièces, dont Qui a peur de Virginia Woolf et Delicate balance) et David Mamet (onze pièces, dont American Buffalo, Glengarry Glen Ross, Partenaires, Oleanna et Race à la Comédie des Champs-Elysées, David Mamet qui a traduit en retour Le Fleuve rouge : Red river aux Etats-Unis).

Il traduit enfin l’œuvre de Tony Kushner, qu’il a fait jouer au théâtre de la Colline et au Vieux-Colombier en attendant l’hiver prochain Angels in America, qui vient d’être inscrit au répertoire de la Comédie-Française, salle Richelieu