Éric Ruf

Il n'est pas de mois sans qu'une pépite nous soit révélée / Le Figaro

Après une formation à l’École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d’arts Olivier de Serres et au Conservatoire national supérieur d’art dramatique, Éric Ruf entre à la Comédie-Française le 1er septembre 1993 et en devient le 498e sociétaire le 1er janvier 1998. Depuis août 2014, il en est l’Administrateur général.

Au théâtre, il travaille notamment sous la direction de Jacques Lassalle, Patrice Chéreau, Alain Françon, Denis Podalydès, Christian Schiaretti, Anatoli Vassiliev, Yves Beaunesne, Jean-Yves Ruf, Lee Breuer, Anne Kessler, Éric Vignier, Jean-Pierre Vincent, Jean-Luc Boutté, Jean Dautremay....

Au cinéma et à la télévision, il travaille avec Yves Angelo, Nicole Garcia, Bruno Nuytten, Arnaud Desplechin, Nina Companeez, Serge Frydmann, Claire Devers, Olivier Pancho, Josée Dayan, Valéria Bruni-Tedeschi, Éric Forestier...

Directeur artistique de la compagnie d’Edvin(e), il coécrit et met en scène Du désavantage du vent (édition Les Solitaires Intempestifs) et Les Belles endormies du bord de scène ainsi qu’Armen de Jean-Pierre Abraham. À l’opéra, il met en scène et fait la scénographie du Pré aux Clercs de Ferdinand Hérold, du Récit de l’an Zéro de Maurice Ohana et de L’Histoire de l’an Un de Jean-Christophe Marti. Au Studio-Théâtre de la Comédie-Française, il met en scène Et ne va malheurer de ton malheur ma vie, spectacle conçu autour des tragédies de Robert Garnier. Il dirige et fait la scénographie d’un atelier sur Christoph Willibald Gluck avec l’Atelier lyrique de l’Opéra de Paris et enseigne au Cours Florent et au Conservatoire national supérieur d’art dramatique. Il signe également les décors de Lucrèce Borgia de Victor Hugo, Cyrano de Bergerac de Rostand, Fantasio de Musset, La Clémence de Titus de Mozart, Le Bourgeois gentilhomme de Molière, Fortunio de Messager, Don Pasqual de Donizetti, Le Mental de l’équipe et L’homme qui se hait d’Emmanuel Bourdieu, mises en scène de Denis Podalydès ; de La Didone de Cavalli, La Critique de l’École des femmes et du Misanthrope de Molière, mises en scène de Clément Hervieu-Léger ; du Loup de Marcel Aymé, mise en scène de Véronique Vella ; de Troïlus et Cressida de Shakespeare, mise en scène de Jean-Yves Ruf ; de Vie du grand Dom Quichotte et du gros Sancho Pança d’Antonio da Silva, mise en scène d’Émilie Valantin ; de La Source, chorégraphie de Jean-Guillaume Bart ; ainsi que de ses propres mises en scène : Du désavantage du vent et Les Belles endormies du bord de scène avec la compagnie d’Edvin(e), Et ne va malheurer de ton malheur ma vie d’après Robert Garnier, Le Récit de l’An zéro de Maurice Ohana et L’Histoire de l’an Un de Jean-Christophe Marti, Le Cas Jekyll de Christine Montalbetti (avec Emmanuel Bourdieu) et Peer Gynt d’Ibsen. Il réalise également cette saison les décors de Mithridate de Mozart au Théâtre des Champs-Elysées.

Prix Gérard-Philipe de la Ville de Paris, il a reçu pour Cyrano de Bergerac le Molière du décorateur-scénographe et du meilleur second rôle et pour sa mise en scène de Peer Gynt, le prix Beaumarchais du Figaro et le grand prix de la critique.