Christiane Rochefort

Il n'est pas de mois sans qu'une pépite nous soit révélée / Le Figaro

Lauréate du prix de la Nouvelle Vague en 1958 pour Le Repos du guerrier, son premier grand succès public (qui deviendra un film réalisé en 1962 par Roger Vadim avec Brigitte Bardot et Robert Hossein), Christiane Rochefort publie ensuite une série de romans novateurs par leur ton corrosif et iconoclaste, leur langage plein d’humour et d’invention. Les petits enfants du siècle, Les stances à Sophie (adapté pour l’écran et réalisé en 1969 par Moshé Mizrahi), Une rose pour Morrison, Printemps au parking, Archaos, Encore heureux qu’on va vers l’été, Quand tu vas chez les femmes, La Porte du fond (son dernier roman, qui reçoit en 1988 le Prix Médicis), tous édités chez Grasset, et qui lui valent, en même temps que la reconnaissance, la gloire sans fortune des contestataires.

Elle est également l’auteur d’aphorismes, de poèmes en prose et d’essais – dont C’est bizarre l’écriture, essai portant sur son travail d’écrivaine (1970), Les enfants d’abord, Le monde est comme deux chevaux, Adieu Andromède, Conversations sans paroles.

En 1978, Christiane Rochefort avait publié une autobiographie totalement atypique, expérimentale et riche d’inventivité, Ma vie revue et corrigée par l’auteur, aux Editions Stock. Le journal qu’elle a tenu de 1986 à 1993 est sorti en novembre 2015 aux Éditions iXe, sous un titre suggéré par elle-même, Journal pré-posthume possible.